Sarkozy, noble authentique, Villepin, roturier

Les anc�tres hongrois de Nicolas Sarkozy de Nagy-Bosca ont b�n�fici� de lettres de noblesse attribu�es par le roi Ferdinand II en septembre 1628, � Vienne

Un nouveau guide r�dig� par un sp�cialiste des titres nobiliaires se charge de faire le tri entre vrais et faux nobles parmi 10.000 patronymes en France.

Pour certains, la descendance est authentique. Pour d'autres, les particules ont �t� gagn�es en relevant des noms de terre ou � la gr�ce d'une opportune erreur de graphie d'un officier d'�tat civil. Publi� aux �ditions Patrice du Puy, sp�cialis�es dans la g�n�alogie et l'h�raldique, un nouveau guide se charge de faire le tri entre les vrais et les faux nobles. Intitul� avec malice �Noms dits et autres friandises�, allusion � un bon mot du (vrai) duc de Saint-Simon qui d�signait ainsi les usurpations de noblesse, il est l'�uvre de Nicolas-Philippe Piot, sp�cialiste des titres nobiliaires.

�Je r�v�le l'histoire vraie de ces noms d'honn�te bourgeoisie ou d'authentique roture fabriqu� � coups d'ordonnances et d�crets, voire apr�s adoption, au point d'avoir aujourd'hui toutes les apparences de la noblesse�, souligne l'auteur. �Le plus �tonnant est que des patronymes apparemment communs comme Pichon sont d'authentique noblesse fran�aise, malgr� l'absence de particule�, ajoute-t-il.

Pour pr�parer cet ouvrage de 450 pages, con�u comme un annuaire, Nicolas-Philippe Piot a examin� les quelque 10.000 patronymes d'apparence noble recens�s en France. C'est trois fois plus que le recensement du minist�re de la Justice, gardien du Grand livre du Sceau, qui r�pertorie les actes de noblesse et estime en effet les familles subsistantes dont les anc�tres ont r�ellement b�n�fici� de titres � 3.200 seulement, hormis la noblesse �trang�re.

Justement, Nicolas-Philippe Piot a tenu compte de la noblesse d'origine �trang�re, dont le premier repr�sentant est le pr�sident de la R�publique Nicolas Sarkozy de Nagy-Bosca. Confirmant l'extraction noble du chef de l'Etat, le guide pr�cise que ses anc�tres hongrois ont b�n�fici� de lettres de noblesse attribu�es par le roi Ferdinand II en septembre 1628, � Vienne. Ancien pr�sident du CNPF, le patronat fran�ais, Ernest-Antoine Seilli�re ne doit lui son titre de baron qu'� la rel�ve arbitraire par ses anc�tres d'une branche cadette �teinte, renforc�e en 1886 par des quartiers de noblesse papale sans aucune valeur en France.

Un changement de nom pour Genevi�ve de Fontenay

Parmi les roturiers les plus c�l�bres, le journaliste Patrick Poivre d'Arvor, la styliste In�s de la Fressange, l'ancien Premier ministre Dominique Galouzeau de Villepin, l'acad�micienne H�l�ne Carr�re d'Encausse et Genevi�ve de Fontenay. La �Miss des Miss France� a �t� la compagne de Louis Poirot, dit �de Fontenay� pendant la R�sistance. Genevi�ve de Fontenay a b�n�fici� d'un changement de simple nom paru au Journal officiel en 2007.

�La R�publique reconna�t les familles nobles mais plus aucun titre n'est d�livr�. Il s'agit d'une reconnaissance purement formelle � condition que le titre apparaisse au Grand Livre de Sceau�, pr�cise Arthur Dreyfuss, porte-parole adjoint du minist�re de la Justice.

�Depuis 2005, la v�rification des titres de noblesse est confi�e � la Direction des affaires civiles et du Sceau. 400 familles ont fait v�rifier leur titre depuis 1872. 65 arr�t�s d'investiture, conformes au Livre du Sceau, ont �t� d�livr�s depuis 1958�, indique-t-il. Si la R�publique accorde aux descendants de la vraie noblesse l'ajout du titre (prince, duc, baron, comte, marquis, vicomte...) sur les pi�ces d'�tat-civil), son usage a �t� supprim� lors des r�ceptions officielles sur d�cision en 1975 de Val�ry Giscard d'Estaing, parfait roturier.